Missionaries signifie 'missionnaires' en français. C'est un mot qui évoque des images de dévouement, de voyage et de propagation d'une cause ou d'une croyance.
Dans la chanson, le narrateur, un ancien roi déchu, utilise ce mot pour décrire ceux qui étaient ses fidèles partisans, ses émissaires dans un 'foreign field' (champ étranger). Il met en lumière la loyauté et l'influence qu'il avait autrefois, rendant ce mot particulièrement poignant dans le contexte de sa chute.
Imagine te réveiller un matin en contrôlant la terre entière, et te retrouver le lendemain à balayer le trottoir. C'est exactement le vertige que raconte Coldplay dans ce morceau de rock. Le narrateur débute avec un énorme contraste : « I used to rule the world » (Je régnais sur le monde) face à sa réalité actuelle, « Sweep the streets I used to own » (Balayer les rues qui m'appartenaient). Il pensait son pouvoir invincible, avant de réaliser que son château reposait sur « pillars of salt and pillars of sand » (des piliers de sel et des piliers de sable), une image biblique directe pour désigner des fondations fragiles qui s'écroulent au moindre choc.
Le texte prend une tournure dramatique avec l'arrivée des « Revolutionaries » (Révolutionnaires) qui réclament carrément sa tête : « For my head on a silver plate » (Pour ma tête sur un plateau d'argent), une référence à la décapitation de Jean le Baptiste dans les textes sacrés. Dépouillé de sa gloire, il réalise qu'il n'était qu'un « puppet on a lonely string » (une marionnette au bout d'un fil solitaire) et lâche un constat lucide : « Who would ever want to be king? » (Qui voudrait un jour être roi ?). Il sait même que les portes du paradis lui sont fermées avec la ligne « I know St Peter won't call my name » (Je sais que Saint-Pierre n'appellera pas mon nom), le gardien légendaire du ciel lui refusant l'entrée après tous ses excès.