Aguapanelita est le diminutif affectueux d’aguapanela, une boisson traditionnelle colombienne préparée avec de la panela dissoute dans de l’eau, souvent servie chaude avec du citron ou du fromage. Dans la chanson, elle évoque une boisson réconfortante dégustée pendant une nuit froide, ainsi que la chaleur de l’accueil et des plaisirs simples de la Colombie.
Dans « Viajando Por El Mundo », KAROL G, artiste colombienne, et Manu Chao imaginent le bonheur comme un voyage sans itinéraire fixe. Dès le départ, le vol a pour destination « la felicidad » [le bonheur], puis les paysages changent : un lever de soleil, un café en Colombie, les lumières de la tour Eiffel, la tour de Pise tenue pour une photo et une baignade à Ibiza. La chanson invite à regarder les petits plaisirs que l’on ne remarquait pas avant : se réveiller, dire « Buenos días » [bonjour], sentir la brise ou rire avec des amis rencontrés au coin d’une rue.
Le refrain est une décision pleine d’énergie : « De aquí yo no me voy sin haber vivido » [d’ici, je ne partirai pas sans avoir vécu]. Pour la chanson, le vrai luxe n’est pas un bijou Cartier, mais « vivir sin prisa » [vivre sans se presser]. Elle refuse de repousser la vie à plus tard : « Mi miedo no es morir, es no haber vivido » [ma peur n’est pas de mourir, c’est de ne pas avoir vécu]. La dernière image est drôle et libre : « Tengo mi casa en un zapato » [j’ai ma maison dans une chaussure]. Avec ses chaussures, le voyageur peut aller partout, de Costa Rica à New York, en passant par le Pacifique. Le message est simple et très concret : accumuler des histoires plutôt que du temps perdu, rire chaque jour, et avancer jusqu’à ce que les rêves deviennent un chemin.