Pendientes signifie ici « en suspens » ou « à régler » : les deux personnes ont encore des choses non résolues à revoir ensemble. Le mot est particulièrement intéressant car, selon le contexte, pendientes peut aussi vouloir dire « boucles d’oreilles », ce qui en fait un terme espagnol aux significations multiples.
Dans « Provenza », Karol G, artiste colombienne, reçoit un message d’une ancienne relation et décide de reprendre contact. Elle dit qu’elle était avec quelqu’un, mais qu’elle est maintenant libre, prête à « revivir viejos tiempos » [revivre les vieux moments]. Le ton est direct et joueur : elle ne cherche pas une longue discussion, elle propose de sortir, de boire quelque chose, d’écouter du reggaetón et de voir où la nuit les mène.
Le mot « Provenza » désigne ici un quartier de Medellín, en Colombie, et devient le décor d’un rendez-vous plein de désir. La chanteuse parle de « nos damos un rocecito » [on se fait un petit rapprochement], puis ajoute franchement que la récompense pourrait être dans son lit, ou l’inverse. Entre l’alcool, la hookah, la marijuana et une « química » [alchimie] qui existe encore, la chanson mélange nostalgie, attirance et urgence : demain, elle part, alors elle écrit maintenant. C’est une invitation sans détour à profiter de sa présence, avec une pointe d’humour dans « ¿qué de malo puede pasar? » [qu’est-ce qui pourrait mal se passer ?].