Marchitó vient du verbe marchitarse, qui signifie « se faner » ou « perdre sa vitalité », comme une fleur qui se dessèche. Dans la chanson, « La flor se marchitó en los días grises » décrit métaphoriquement un amour qui s’est éteint pendant une période de tristesse, tandis que ses racines subsistent encore.
Dans « Eclipse », KAROL G, artiste colombienne, raconte une nuit passée seule à repenser aux baisers, aux caresses et aux étreintes d’un amour qui l’a laissée « en pedazos » [en morceaux]. Elle remplit son verre de tequila pour trinquer à cette histoire, mais l’oubli ne vient pas facilement. Sa phrase « Estoy blindando el corazón de otro “te quiero” falso » [Je protège mon cœur d’un autre « je t’aime » faux] est très directe : après cette rupture, elle préfère se méfier plutôt que de croire encore trop vite. Elle cherche même quelqu’un qui puisse lui dire où trouver de vrais amours, parce qu’ils sont devenus rares.
La chanteuse s’adresse ensuite à la lune comme à une confidente. Elle lui demande pourquoi l’amour fait mal, pourquoi la lune se cache du soleil, et si aimer cet homme lui a aussi causé de la peine. La métaphore de l’éclipse devient le cœur du morceau : deux astres peuvent être séparés, mais continuer à se croiser et à se cacher l’un l’autre. Elle compare aussi son amour à une fleur fanée pendant les jours gris, avec des racines encore vivantes. J’aime particulièrement cette image : elle ne prétend pas avoir tout oublié, mais elle affirme à la fin « Cuídame » [Protège-moi], puis « yo ya no voy a aceptarlo » [je ne l’accepterai plus]. La tristesse est là, avec la tequila et l’insomnie, mais une limite commence enfin à apparaître.