Motomami est un néologisme créé par Rosalía elle-même, combinant "moto" (moto) et "mami" (maman ou femme).
Ce mot est le titre de l'album et représente un concept central: la dualité entre la force et la fragilité, la vitesse et la maternité, la modernité et la tradition. C'est un mot unique qui incarne l'essence de l'artiste et de son œuvre.
Dans ce court morceau explosif, ROSALÍA s'amuse avec des rimes ultra-rapides et assume son statut avec un humour tranchant. Elle balance des images visuelles percutantes comme « Fina la origami » [Délicate comme un origami] face à « Cruda a lo sashimi » [Brute comme du sashimi] pour opposer la précision de son travail à son côté direct et sans filtre. Sa force frappe fort dès l'ouverture avec « Hit a lo tsunami » [Un tube façon tsunami]. Quand les autres essayent de l'imiter, elle s'en fiche complètement : elle préfère bénir les imitateurs (« A cada copia que ves / Tú dale tu bendición » [À chaque copie que tu vois, donne-lui ta bénédiction]) et rappelle qu'elle refuse de rivaliser quand le niveau n'est pas le même (« Y yo no quiero competir / Si no hay comparación » [Et je ne veux pas être en compétition s'il n'y a pas de comparaison]).
Elle prévient aussi ceux qui s'arrêteraient aux apparences douces. La phrase « No te creas que es sweet / Tu bombón lleno de licor » [Ne crois pas que c'est doux, ton chocolat fourré à la liqueur] prévient que sous l'emballage sucré, la brûlure de l'alcool surprend vite. Avec sa chaîne qui traîne jusqu'au sol (« Con la cadena hasta el pie ») et un cœur de diablesse (« De diabla el corazón »), le mot d'ordre reste ce fameux « Okay motomami », répété comme un mantra d'affirmation totale.