Malagradecida signifie "ingrate" ou "qui manque de gratitude". C'est un mot fort qui exprime un profond ressentiment.
Dans la chanson, l'artiste utilise ce terme pour qualifier la personne qui l'a trahi, soulignant son manque de reconnaissance pour l'amour et l'attention qu'il lui a portés. C'est un mot percutant qui révèle l'amertume et la déception du narrateur.
Dans « La Víctima », l'artiste mexicain Xavi règle ses comptes sans prendre de gants. Son ex essaie de renverser les rôles et d'apitoyer tout le monde, mais il refuse de marcher dans la combine avec son refrain direct : « No te hagas la víctima / Tú sabes claramente lo que hiciste » (Ne joue pas les victimes / Tu sais très bien ce que tu as fait). Il lui reproche de l'avoir lâché pour de l'argent (« te pelaste por feria », où feria est un mot d'argot mexicain pour désigner les sous) et d'avoir franchi les limites avec l'expression bien locale « te pasas de lanza » (tu abuses carrément).
L'histoire prend une tournure cruelle quand il débarque dans une fête privée en convoi de Mercedes (« AMG en mi caravana con toda la plebada », entouré de sa bande ou plebada). Il voulait juste boire pour l'oublier (« empedarme para no pensarte »), mais il tombe nez à nez avec elle dans les bras d'un autre. Blessé (« Me quebraste el corazón » [Tu m'as brisé le cœur]), Xavi finit par exploser avec un très familier et sans filtre « pélate a la verga » pour lui dire de dégager pour de bon. C'est franc, blessé et plein d'expressions mexicaines croustillantes.