Diabla signifie littéralement "diablesse". C'est un mot fort et un peu provocateur qui est utilisé pour décrire une femme espiègle, séduisante et parfois un peu rebelle.
Dans la chanson, Xavi utilise ce mot pour complimenter la femme qu'il désire, en disant "Eres una diabla, mira cómo bailas" (Tu es une diablesse, regarde comment tu danses). Il l'emploie pour souligner son charme irrésistible et sa façon de danser qui le captive, lui donnant une connotation de femme fatale et pleine de confiance.
Dans « La Diabla », Xavi imagine une séduction directe, joueuse et très sûre d’elle. Le narrateur invite une femme à se laisser aimer, lui promettant de venir la chercher « En caliente » [tout de suite, sans attendre]. Il la rassure avec « aquí no muerdo, no se me asuste » [je ne mords pas, n’ayez pas peur] : une phrase un peu drôle, qui transforme son assurance en provocation légère. Le mot « mija » est un terme affectueux courant au Mexique, proche de « ma chérie » ou « ma fille » selon le contexte.
La femme est appelée « diabla » [diablesse] parce qu’elle danse avec audace et qu’elle plaît au narrateur comme « una mala influencia » [une mauvaise influence]. Ce n’est pas une accusation sérieuse : c’est le jeu de séduction de la chanson. Il la couvre de compliments, lui promet « puro Christian Dior, Fendi, Balenciaga » [rien que du Christian Dior, Fendi et Balenciaga], puis affirme que « me sobra lana » [j’ai largement assez d’argent] pour lui offrir ce qu’elle veut. Entre les promesses de luxe et l’image exagérée de « te bajo la luna » [je te décroche la lune], le narrateur veut surtout lui faire croire que personne ne lui donnera autant que lui. C’est romantique, extravagant et franchement un peu beaucoup, exactement comme le personnage qu’il joue.