Orkan signifie « ouragan », une tempête extrêmement violente. Dans la chanson, le narrateur entend le nom de la personne aimée « im Orkan », c’est-à-dire au cœur du chaos et de la tempête, ce qui donne une image puissante et poétique de son espoir de la retrouver.
On plonge ici dans un décor sombre et un peu étouffant : une pièce où la fenêtre est bloquée (Das Fenster öffnet sich nich' mehr / La fenêtre ne s'ouvre plus), où la dernière bougie s'éteint et où l'absence de l'autre rend les lieux à la fois pleins de souvenirs et désespérément vides. Tokio Hotel pose une atmosphère d'urgence absolue dès les premières lignes. Mais au lieu de rester enfermé à attendre, le chanteur décide d'affronter le mauvais temps qui approche : Ich muss durch den Monsun (Je dois traverser la mousson).
Cette traversée devient une véritable épopée métaphorique. Pour retrouver la personne qu'il cherche, il est prêt à aller Hinter die Welt (Derrière le monde) et Ans Ende der Zeit (À la fin des temps), en marchant au bord du gouffre (Am Abgrund entlang). C'est excessif, très dramatique, mais l'énergie pop rock fonctionne à fond grâce à cette certitude obstinée : dès qu'ils courront enfin ensemble sous l'orage, Dann wird alles gut (Alors tout ira bien).