Le mot « ИВА » (IVA) est une abréviation qui fait référence à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) en russe. C'est un mot inattendu et assez rare dans les paroles de chansons, ce qui le rend mémorable.
Dans le contexte de la chanson, la phrase « Моя ставка не зашла на ИВА » (Ma mise n'a pas été acceptée sur l'IVA) est une expression argotique qui signifie que quelque chose n'a pas fonctionné ou n'a pas abouti comme prévu. C'est une façon créative et intrigante d'exprimer un échec ou une déception, loin des clichés habituels.
Dans « Nba », rsac, artiste japonais, fait parler une tristesse qui veut rester seule. La personne qui chante demande à l’autre de ne pas intervenir : « Не мешай, не мешай » [Ne me dérange pas, ne me dérange pas], puis lui dit de partir « dans son cosmos lointain » et de l’oublier. L’image la plus forte arrive avec les ailes : « Эти крылья не мои » [Ces ailes ne sont pas les miennes]. Elles existent peut-être, mais elles ne lui appartiennent pas, alors il ne peut pas les déployer et pense qu’il ne décollera jamais. C’est une manière très directe de dire : je n’arrive pas à devenir la personne qu’il faudrait pour partir ou avancer.
La séparation devient ensuite presque géographique : l’autre doit s’échapper vers « une mer inconnue » et « des rivages étrangers ». Pourtant, leur lien a compté : « Я рисовал тебя, ты рисовала меня » [Je te dessinais, tu me dessinais]. Chacun façonnait une image de l’autre, et aussi de soi-même. Puis arrive la phrase étrange « Моя ставка не зашла на ИВА » [Mon pari n’a pas marché sur Iva]. En russe, « ставка не зашла » signifie qu’un pari n’a pas payé ou qu’une tentative n’a pas fonctionné ; « ИВА » n’est pas expliqué dans les paroles. Entre les adieux, les ailes empruntées et cette histoire de pari raté, la chanson garde une logique de rêve un peu cassée, avec une décision nette : être ensemble est devenu impossible, alors il faut se dire « прости, прощай » [pardonne-moi, adieu].