Atardecer désigne le moment où le jour tombe, ainsi que les couleurs du coucher de soleil. C’est un mot poétique et évocateur, moins courant que le simple mot « soir ».
Dans la chanson, Luis Fonsi demande « Regálame un atardecer », comme s’il voulait recevoir un instant magique à partager avec la personne aimée. L’expression crée une image romantique d’un coucher de soleil si apaisant qu’il pourrait « dormir au bord de sa peau ».
Luis Fonsi demande ici quelque chose de tout petit et d'immense à la fois : une minute de plus avec la femme qu'il aime. Tout le refrain tourne autour du verbe « regálame » (offre-moi), qu'il répète comme une prière : « Regálame una noche azul » (offre-moi une nuit bleue), « Regálame un atardecer » (offre-moi un coucher de soleil). Il ne réclame ni promesses ni bijoux, seulement du temps et des images douces, une nuit où elle seule brille et un endroit où il pourrait enfin se reposer.
Les couplets creusent la même idée. Il voudrait que « el tiempo se detenga en un abrazo » (le temps s'arrête dans une étreinte) et que le vent parle à leur place. Dans le deuxième couplet, on comprend qu'il a déjà eu mal : les yeux de sa bien-aimée soignent les blessures qu'il a reçues « cuando creía que volaba » (quand il croyait voler). C'est une ballade sans détour, franchement sucrée, mais la demande est si simple qu'on a du mal à ne pas craquer.