Endulza vient du verbe endulzar, qui signifie "adoucir" ou "rendre doux". C'est un mot évocateur qui va au-delà du simple fait de sucrer.
Dans la chanson, Julieta Venegas chante : "Alguien que sepa darme amor de ese que endulza la sal y hace que salga el sol" (Quelqu'un qui sache me donner un amour qui adoucit le sel et fait lever le soleil). Elle utilise endulza de manière poétique pour décrire un amour si puissant qu'il peut transformer l'amertume (le sel) en douceur, apportant ainsi la lumière et l'espoir.
Dans « Me Voy », Julieta Venegas chante le moment où l’on cesse d’attendre d’être compris. La personne en face n’a pas su voir son cœur ni écouter ce qui était pourtant tout près : « ¿Por qué no supiste entender a mi corazón? » [Pourquoi n’as-tu pas su comprendre mon cœur ?]. Elle se sent ignorée, comme si le bruit du monde extérieur comptait davantage qu’elle. Sa décision est directe : « Me voy » [Je m’en vais]. Ce n’est pas une menace théâtrale, c’est un départ annoncé avec un « Qué lástima, pero adiós » [Quel dommage, mais au revoir].
Le plus beau dans cette rupture, c’est qu’elle ne demande pas qu’on la plaigne. Elle reconnaît même que cette situation est peut-être ce qu’elle mérite, puis ajoute qu’elle ne la veut pas. Elle part parce qu’elle croit qu’« me espera algo mejor » [quelque chose de meilleur m’attend], quelqu’un capable de lui donner un amour qui « endulza la sal y hace que salga el sol » [adoucit le sel et fait sortir le soleil]. L’image est simple et délicieuse : un amour assez généreux pour transformer le goût amer des larmes en lumière. Elle pensait ne jamais partir, persuadée que leur amour durerait toute la vie, mais elle comprend enfin qu’il n’y a pas assez d’amour pour deux. La répétition de « me voy » [je m’en vais] rend son choix de plus en plus ferme, presque impossible à négocier.