Desapareces vient du verbe desaparecer, qui signifie "disparaître". C'est un mot intrigant car il évoque un sentiment de mystère et d'incertitude.
Dans la chanson, Julieta Venegas l'utilise pour exprimer la frustration et la confusion que son partenaire lui fait ressentir en disparaissant sans explication. Elle chante "Luego te me desapareces y no entiendo muy bien por qué" (Ensuite tu disparais et je ne comprends pas très bien pourquoi), ce qui rend le mot très évocateur et pertinent pour le thème de la chanson.
Dans ce classique pop pétillant venu tout droit du Mexique, Julieta Venegas pose ses cartes sur table avec une sincérité désarmante. Pas de déclarations enflammées au coucher de soleil ici ! Dès le début, elle avoue franco : « a veces no me gusta tu forma de ser » (« parfois je n'aime pas ta façon d'être »). Elle décrit un partenaire imprévisible, qui disparaît sans prévenir (« te me desapareces ») ou prend un air bizarre à chaque pleine lune (« te pones en un humor extraño con cada luna llena al mes »). Malgré tout ce bazar et ses propres doutes sur le bonheur (« nunca creí en la felicidad »), un seul regard suffit pour tout remettre à zéro : « sólo tenerte cerca, siento que vuelvo a empezar » (« rien que de t'avoir près de moi, je sens que je recommence à zéro »).
Le refrain est une vraie pépite du quotidien. L'expression « yo te quiero con limón y sal » (« je t'aime avec du citron et du sel ») fait un clin d'œil direct à la façon traditionnelle de boire la tequila ou de savourer une bière bien fraîche au Mexique, où l'acidité et le piquant rehaussent le goût au lieu de l'adoucir. Elle ajoute aussitôt : « no hace falta cambiarte nada » (« pas besoin de changer quoi que ce soit en toi »). Qu'il vienne, qu'il parte, qu'il hésite sur ses sentiments (« si subes y bajas y no estás seguro de lo que sientes »), elle prend le paquet complet, défauts compris. C'est frais, lucide et follement attachant.