Supérame vient du verbe superar, qui signifie 'surmonter', 'dépasser' ou 'aller au-delà'. En espagnol, l'ajout du pronom réfléchi 'me' à la fin de l'impératif le transforme en 'surmonte-moi' ou 'passe à autre chose par rapport à moi'.
Dans cette chanson, le chanteur dit à son ex-partenaire de le 'surmonter' car il est passé à autre chose. C'est un mot direct et puissant qui exprime la frustration et le désir de clore un chapitre, très courant dans les chansons de rupture.
Si tu as déjà eu affaire à un ex qui refuse obstinément de lâcher l'affaire, ce morceau live de Grupo Firme va te parler tout de suite. Le groupe mexicain y va sans détour dès la première seconde avec une réplique cinglante : « ¿Qué parte no entiendes cuando te digo que no? ¿La N o la O? » (Quelle partie tu ne comprends pas quand je te dis non ? Le N ou le O ?). Le décor est planté : le narrateur a déjà bloqué cette personne de partout (« Si de todos lados ya te bloqueé ») et ne veut plus jamais la revoir. C'est direct, un brin moqueur et totalement libérateur.
Le refrain tourne autour d'une injonction répétée avec force : « ¡Ya, supérame! » (Passe à autre chose ! / Oublie-moi !). En espagnol, le verbe superar signifie surmonter, mais dans ce contexte familier, « supérame » veut vraiment dire « tourne la page ». Le chanteur demande aussi à son ex d'arrêter les ragots (« deja de hablar mal de mí ») et lui lance un conseil piquant : « Tienes que saber perder, igualito que sabes mentir » (Tu dois savoir perdre, tout comme tu sais mentir). Bref, la porte est fermée à double tour, le narrateur est désormais heureux en solo, et il le crie haut et fort.