Cautivó vient du verbe cautivar, qui signifie « captiver », « envoûter » ou « séduire fortement ». Dans la chanson, le parfum de sa peau l’a tellement attirée qu’il l’a cautivée, ce qui donne au mot une nuance romantique et presque envoûtante.
C’est la forme au passé simple à la troisième personne, utilisée ici dans « lo que te cautivó » : « ce qui t’a captivée ».
Dans « Dile », Don Omar, artiste portoricain, raconte une rencontre née sur la piste de danse. Le narrateur demande à une femme de tout dire à son partenaire : « Dile que bailando te conocí » [Dis-lui que je t’ai rencontrée en dansant] et « Cuéntale que soy mejor que él » [Raconte-lui que je suis meilleur que lui]. Dile signifie « dis-lui », tandis que cuéntale signifie « raconte-lui ». La répétition rend la scène très directe, presque provocante : il veut qu’elle avoue qu’elle pense encore à lui, qu’elle veut le revoir et qu’elle embrasse mieux avec lui. Même « te traigo loca » [je te rends folle] a un ton familier et sûr de lui.
La chanson imagine ensuite une nuit de séduction qui bouleverse un couple. Le narrateur évoque son parfum, les mots soufflés à l’oreille et « el fuego de la pasión » [le feu de la passion], puis pousse la femme à ne plus mentir. Il lui laisse le choix entre pardonner son compagnon, l’oublier ou le quitter, tout en réclamant « otra noche » [une autre nuit], même si elle retourne avec lui. Le mot pa’, entendu dans « pa’ tu traición », est une forme raccourcie et orale de para [pour]. C’est donc une chanson de désir et de rivalité, avec un narrateur très franc qui préfère une nouvelle nuit aux excuses et aux larmes.