Le mot vaquejada fait référence à un sport équestre traditionnel brésilien, particulièrement populaire dans le Nord-Est du pays. Il s'agit d'une compétition où deux cavaliers tentent de faire tomber un taureau en le tirant par la queue.
Dans la chanson, le narrateur se décrit comme un "campeão" (champion) de la vaquejada, soulignant son identité de "caboco do mato" (homme de la campagne) et son habileté avec les animaux. C'est un mot très spécifique à la culture brésilienne qui donne un aperçu unique du contexte de la chanson.
Dans "Vaqueiro Apaixonado", on rencontre un personnage qui se vante d'être un vrai dur. C'est un "vaqueiro" (un cow-boy brésilien), champion de rodéo, qui dit avoir déjà mis à terre des taureaux à mains nues : "Já derrubei boi no braço por todo estado" [J'ai déjà fait tomber des taureaux à la force de mes bras dans tout l'État]. Il vient de la campagne, un "caboco do mato" [gars de la brousse] qui dompte même les ânes sauvages. Bref, rien ne semble pouvoir l'arrêter. Mais il avoue que sa faiblesse, c'est son cœur.
Et c'est là qu'elle entre en scène ! Une femme qui est son opposé total. Il est de la "poeira" [poussière], elle est de l'"asfalto" [bitume]. Il vit "em baixo do chapéu" [sous son chapeau], elle vit dans une "mansão" [villa]. Tout bascule avec un seul baiser, un "beijo doce e delicado / Com sabor de vinho caro" [un baiser doux et délicat / au goût de vin cher]. Ce baiser est si puissant qu'il l'a littéralement mis K.O. : "Me derrubou do cavalo" [Il m'a fait tomber de cheval]. Et voilà comment notre cow-boy invincible se retrouve complètement amoureux, un "Vaqueiro 'tá apaixonado" [Cow-boy est amoureux].