Slootje springen signifie littéralement « sauter par-dessus un fossé », une activité traditionnelle des paysages ruraux néerlandais. Dans la chanson, l’expression évoque les jeux d’enfance et la liberté de la campagne, ce qui en fait une formule très imagée et mémorable.
« Mooi Hier » est une déclaration d’amour très simple à la campagne néerlandaise. La narratrice vient « van het platteland » [de la campagne], plus précisément de la Veluwe et de Twenterand, deux régions des Pays-Bas. Elle décrit un endroit où les gens se saluent chaleureusement, où la vie peut aller moins vite et où la terre produit largement de quoi vivre. Même une journée venteuse devient une invitation à faire du vélo sur la digue, avec un bon « windkracht acht » [force 8, un vent très fort]. Face aux grandes villes et à leurs opinions, elle répond : « Het is mooi, mooi hier » [C’est beau, très beau ici].
Le refrain prend tout son sens dans les souvenirs d’enfance : sauter par-dessus les fossés, construire des radeaux, se cacher dans une grange, grimper aux arbres et regarder le monde d’en haut. Il y a aussi un veau qui apprend à tenir debout, des chatons nés en mai et une hirondelle qui part vers le sud avant de revenir chaque année. La phrase « Ze kunnen praten wat ze willen in de grote stad » [Ils peuvent bien dire ce qu’ils veulent dans la grande ville] est un peu malicieuse : la narratrice n’a aucune envie de défendre son choix. Quand la foule devient trop lourde, elle revient simplement à cet endroit et répète : « Ik blijf gewoon mooi hier » [Je reste simplement ici].