Crisálidas signifie "chrysalides". C'est un mot poétique et évocateur qui n'est pas courant dans les chansons, ce qui le rend mémorable.
Dans "Dos Oruguitas", il symbolise la transformation et la croissance. Les chenilles (oruguitas) deviennent des chrysalides avant de se transformer en papillons, représentant le passage à une nouvelle étape de la vie et la découverte de son propre avenir.
Cette chanson de Sebastián Yatra raconte une fable toute simple: celle de « dos oruguitas enamoradas » (deux petites chenilles amoureuses) qui avancent ensemble dans un monde qui change. Elles s'enlacent pour stopper le vent, mais la nature finit par leur demander l'impossible. Le refrain prévient : « Hay que crecer aparte y volver » (Il faut grandir séparément et revenir). Pour survivre et mûrir, ces deux inséparables doivent s'enfermer dans leurs cocons (« dos capullos bien abrigadas »), accepter la distance et se transformer.
Au milieu de cette métaphore animale surgit un dialogue familial très direct en anglais, où une grand-mère et sa petite-fille Mirabel guérissent leurs blessures et reconnaissent leurs sacrifices passés. C'est ce pardon qui libère enfin la métamorphose. Les chenilles deviennent papillons avec le cri du cœur final : « Ya son milagros, rompiendo crisálidas / Hay que volar » (Ce sont déjà des miracles, brisant les chrysalides / Il faut s'envoler). C'est doux, un peu triste au début, mais surtout libérateur.