Syliisi est la forme illative de "syli", qui signifie "bras" ou "giron". L'illatif indique un mouvement "dans" ou "vers" quelque chose, donc "syliisi" se traduit par "dans tes bras" ou "dans ton giron".
Dans le contexte de la chanson, cette expression est particulièrement touchante. Elle évoque la nostalgie d'une intimité perdue, où la personne s'était habituée au réconfort et à la sécurité des bras de l'autre. C'est un mot qui capture l'essence de la mélancolie et du regret présents dans les paroles.
« Minne katosivat päivät » signifie « Où sont passés les jours ? ». La chanson suit quelqu’un qui vit encore dans un espace partagé, mais dans une solitude presque domestique : « Vaikka vieressä on tilaa » [Même s’il y a de la place à côté], l’autre personne reste couchée de son côté. Les détails sont très concrets et un peu froids : la peinture se détache du mur, les plantes sont mortes dans leurs pots, et cette personne reste assise dans ses pensées. Même attendre le retour de l’autre est devenu impossible : « Hän ei enää jaksa odottaa » [Il ou elle n’a plus la force d’attendre].
Le refrain regarde vers une ancienne habitude d’être à deux. « Joina et nähnyt mitään ilman että hän olisi nähnyt saman » [Les jours où tu ne voyais rien sans qu’il ou elle ne voie la même chose] évoque une intimité où chaque petit moment était partagé. Puis vient « Hän tottui syliisi » [Il ou elle s’est habitué(e) à ton étreinte] : en finnois, syli désigne les bras ou les genoux de quelqu’un, l’endroit où l’on se blottit. Le plus dur arrive sans grand effet dramatique : « Hän ei tuntenut mitään » [Il ou elle n’a rien ressenti]. La chanson avance donc entre les traces de la vie commune et ce vide très simple, jusqu’à répéter la question : où sont passés ces jours-là ?