Przebąkiwał est un verbe intéressant qui signifie "marmonner" ou "laisser entendre quelque chose à voix basse et de manière hésitante". Ce n'est pas un mot courant, ce qui le rend mémorable.
Dans la chanson, il est utilisé pour décrire l'ex-amant qui, après avoir été chassé, "przebąkiwał" (marmonnait) qu'il était en instance de divorce. Cela ajoute une touche d'ironie et de désespoir à la situation, soulignant son manque de sincérité et ses tentatives maladroites de se justifier.
Dans « Róże », QINGA raconte avec humour noir une aventure qui commence comme un petit scénario romantique : « 4 róże, dał mi róże » [quatre roses, il m’a donné des roses], un baiser dans sa voiture, de gros muscles et une veste en cuir noir. La narratrice est « głowa w chmurze » [la tête dans les nuages] : elle est tellement séduite qu’elle ne réfléchit plus vraiment. Le refrain compare ensuite le charmeur à Maradona : « Kiwał jak Maradona » [il dribblait comme Maradona], puis « strzelił gola » [il a marqué un but]. Ici, le football décrit ses belles paroles et ses manœuvres de séduction, jusqu’au moment où il obtient ce qu’il veut. La formule « oddałam mu w naturze » [je l’ai payé en nature / je lui ai donné quelque chose en retour de cette façon] est volontairement directe et assez piquante.
Mais les roses cachent un sérieux problème. La mère avait prévenu : « w nim coś nie siedzi » [il y a quelque chose qui cloche chez lui], et elle avait raison. Malgré ses tatouages et son allure parfaite, l’homme revient ivre, raconte des histoires, et la narratrice découvre qu’il a une femme. Elle admet avoir cru ses promesses, pendant que ses amies se moquent d’elle : « mają ze mnie beke » [elles se fichent de moi / elles se moquent de moi]. La fin inverse la situation : elle le met dehors et lui dit de rapporter ses fleurs à sa femme. Le ton reste drôle et mordant, mais cette fois, c’est elle qui reprend le contrôle.