Pseudofruto signifie "pseudo-fruit". C'est un terme botanique qui désigne une partie d'une plante qui ressemble à un fruit mais qui ne dérive pas de l'ovaire de la fleur.
Dans la chanson, Liniker utilise ce mot de manière poétique et sensuelle pour décrire la peau du caju (noix de cajou), qui est un pseudo-fruit. Elle l'emploie pour évoquer une intimité profonde et une connexion physique, demandant à son amour d'être cette partie essentielle et unique d'elle-même.
Dans "CAJU", Liniker nous emmène dans une quête d'amour profond et de connexion véritable. Elle se demande si quelqu'un serait prêt à courir après elle à l'aéroport, la suppliant de rester, de ne pas s'envoler, de "maneirar um pouco" [ralentir un peu]. C'est une image tellement forte et romantique, n'est-ce pas ?
Elle ne cherche pas seulement un amour superficiel. Liniker veut savoir si cette personne connaîtrait les détails intimes de son être : "Você já decorou quantas tatuagens tenho?" [As-tu déjà mémorisé combien de tatouages j'ai ?], si elle aime les dessins animés, ses chansons préférées, "O peso do meu coração" [le poids de mon cœur]. Elle exprime aussi une vulnérabilité touchante, avouant avoir peur de "correr sozinha e nunca alcançar" [courir seule et ne jamais atteindre]. C'est une chanson pleine d'espoir, de désir d'un amour qui la verra vraiment, qui l'attendra à la maison et "polir a joia rara" [polira le bijou rare], comme la peau du cajou, un fruit précieux au Brésil.