Aserejé est le mot le plus emblématique de cette chanson, et il est devenu un phénomène mondial ! C'est une onomatopée, une suite de sons qui imite la phonétique de l'anglais "I said a hip hop, the hippie the hippie to the hip hip hop" mal prononcée en espagnol.
Dans le contexte de la chanson, c'est le refrain que Diego, le personnage principal, chante et danse avec passion. C'est un mot unique, amusant et mémorable qui capture l'esprit joyeux et un peu absurde du morceau.
Tout le monde a déjà entendu ce refrain complètement fou, mais de quoi parle vraiment ce tube du groupe espagnol Las Ketchup ? L'histoire tourne autour d'un personnage haut en couleur nommé Diego. Dès le début, on le voit arriver avec style : « Viene Diego rumbeando / Con la luna en las pupilas y su traje agua marina » (Diego arrive en dansant la rumba / Avec la lune dans les yeux et son costume bleu turquoise). Il a de l'allure, une vraie chulería (de l'arrogance pleine de charme) et une énergie qualifiée de « Rastafari afrogitano » (rastafari afro-gitan). Même quand la boîte de nuit est pleine à craquer, il fonce dans la foule pour « darse caña » (se donner à fond, faire la fête sans retenue).
Le moment fort arrive à minuit pile. Le DJ passe le morceau préféré de Diego, « el himno de las doce » (l'hymne de minuit). Possédé par le fameux « ritmo ragatanga », Diego commence à chanter les paroles à sa manière avec le célébrissime « Aserejé, de je, de jebe tu de jebere ». Ce charabia mythique n'a aucun sens mystique : c'est simplement Diego qui fredonne, phonétiquement et un peu maladroitement, sa chanson favorite en anglais. Une pure célébration du plaisir de danser et de chanter faux sans complexe !