Tiryakin signifie 'accro' ou 'dépendant' de quelque chose ou de quelqu'un. C'est un mot fort qui exprime une addiction ou une forte dépendance émotionnelle.
Dans le contexte de la chanson, l'artiste utilise ce mot pour exprimer à quel point elle est devenue dépendante de la personne qu'elle aime, au point de ne plus pouvoir vivre sans elle. C'est une manière intense et poétique de décrire un amour passionné et dévorant.
Dans « Galaksi », Ece Mumay lance une invitation pressante à une personne absente : viens sans te préparer, sans cacher ton attitude, sans poser de questions. « Karaları bağlamadan hadi bana gel » [Viens vers moi sans te morfondre] emploie une expression turque qui signifie littéralement « attacher les noirs », avec l’idée de s’habiller de tristesse ou de prendre le deuil. La personne aimée doit venir telle qu’elle est, sans arranger ses cheveux ni modifier son style : « Saçını başını toplamadan bana gel » [Viens sans même arranger tes cheveux]. C’est direct, un peu drôle, et surtout très impatient.
Le refrain transforme cette absence en mystère cosmique : « Memleket neresi, ver artık adresi, nasıl bi’ galaksi? » [D’où viens-tu ? Donne enfin ton adresse, c’est quelle sorte de galaxie ?]. La narratrice ne comprend pas d’où vient cet être qui lui échappe, et les jours de la semaine ne changent rien à ce manque : « Şimdi ne fark eder pazartesi, cumartesi, yanımda yoksun » [Qu’est-ce que ça change, lundi ou samedi, tu n’es pas à mes côtés]. Elle dit ne plus pouvoir toucher cette personne, serrer sa peau douce ni se réveiller sans elle. Puis elle va très loin dans la dévotion avec « Kulun oldum, kapına kölen oldum » [Je suis devenue ta servante, ton esclave devant ta porte] et « Tiryakin oldum » [Je suis devenue dépendante de toi]. Elle propose aussi de soigner ses blessures : derrière les images de galaxie et de dépendance, la chanson demande simplement à l’autre de revenir et de laisser tomber la distance.