Vainita est un diminutif affectueux de "vaina", un mot très courant en Colombie et dans les Caraïbes qui peut signifier "chose", "truc" ou même "problème", selon le contexte.
Dans cette chanson, Beéle l'utilise pour décrire une qualité ou un charme indéfinissable et irrésistible chez la personne qu'il aime. Il chante : "Ay, tienes la magia, tú sí tienes una vainita / Que a mí me encanta, me enloquece" (Tu as la magie, tu as un petit quelque chose / Que j'adore, qui me rend fou). C'est un mot familier et intime qui ajoute une touche de tendresse et de mystère à la déclaration d'amour.
Dans "La Plena", le chanteur colombien Beéle s'associe à Ovy On The Drums et W Sound pour déclarer sa flamme avec une franchise désarmante. Dès les premières lignes, il pose le décor : une bière fraîche pour la soif ? Non, il préfère embrasser sa dulcinée ("Una cerveza pa' calmar la sed / No, mejor ser besado por su boquita, amor" [Une bière pour calmer la soif / Non, il vaut mieux être embrassé par sa petite bouche, mon amour]). Le morceau décrit cette attirance immédiate née sur la piste de danse, où il admet sans détour qu'elle a ce petit truc en plus qui le rend fou ("tú sí tienes una vainita que a mí me encanta" [toi tu as un petit truc qui me plaît tellement]).
Le texte est bourré d'argot typiquement colombien très sympa à repérer. Quand Beéle chante "Ella, parcerita, paisa, y yo costeño, coleto" [Elle, une pote de Medellín, et moi un gars de la côte caraïbe], il confronte deux cultures régionales de Colombie : la fille de l'intérieur des terres et lui, le gars de la côte. Il lui propose carrément d'aller traîner ensemble pour regarder l'aube ("¿Qué dices si nos parchamo' a ver el amanecer?" [Qu'est-ce que tu dis si on va se poser pour voir le lever du soleil ?], où parchar signifie traîner ou passer du temps entre amis). Le titre lui-même, "La plena", est une expression colombienne pour dire "la vérité" ou "pour de vrai" : une manière directe d'avouer son coup de foudre sans tourner autour du pot.