Maloqueiro est un terme d'argot brésilien qui désigne une personne issue des favelas ou des quartiers pauvres, souvent associée à un style vestimentaire décontracté et parfois à une attitude de
Prépare-toi à une scène digne d'une telenovela brésilienne ! Dans "Dona Maria", Thiago Brava nous raconte l'histoire d'un jeune homme éperdument amoureux, mais qui doit faire face à la redoutable Dona Maria, la mère de sa bien-aimée. Il arrive chez elle "de camisa larga e boné pra trás" [en chemise large et casquette à l'envers], un look de "maloqueiro" [voyou] qui ne va sûrement pas plaire à la maman. Et le pire, c'est qu'il débarque en pleine "novela que a senhora gosta mais" [feuilleton que Madame préfère le plus] ! C'est culotté, non ?
Notre amoureux est tellement perturbé qu'il n'a pas dormi depuis trois jours, tout ça à cause de la fille de Dona Maria. Il sait que la mère est "brava" [en colère, fâchée], mais il est déterminé : "hoje eu não vou aceitar levar um não pra casa" [aujourd'hui je n'accepterai pas de rentrer à la maison avec un non]. Il la supplie, "Dona Maria, deixa eu namorar a sua filha" [Dona Maria, laisse-moi sortir avec ta fille], en la complimentant de la plus belle des manières : "Essa menina é um desenho no céu / Que Deus pintou e jogou fora o pincel" [Cette fille est un dessin dans le ciel / Que Dieu a peint et a jeté le pinceau]. C'est une déclaration à la fois drôle et touchante, pleine d'audace et de passion !