Quebradita désigne une danse mexicaine dynamique, souvent dansée en couple, dont le nom vient de quebrar (« casser » ou « plier »), en référence à ses mouvements rapides et marqués. Dans la chanson, « la quebradita » représente une danse festive et populaire que La Chona maîtrise avec énergie.
Dans « La Chona », les Tucanes de Tijuana racontent avec humour l’histoire d’une femme connue de tout le monde sous le surnom de Chona. Son mari ne sait plus quoi faire : chaque jour, elle va au bal et s’achète une bouteille. Dès que l’orchestre commence à jouer, elle cherche immédiatement un partenaire de danse. La phrase « Y la Chona luego luego busca bailador » [Et Chona cherche tout de suite un danseur] insiste sur son énergie et son impatience de rejoindre la piste. Le début « Y arriba yo, mi Apa’ y la Chona » [Et vive moi, mon père et Chona] est une exclamation de fête ; « Apa’ » est une manière familière de dire « papa ».
Chona devient vite la vedette du bal. Les gens l’encouragent avec « Bravo, bravo, Chona, nadie te puede igualar » [Bravo, bravo, Chona, personne ne peut t’égaler]. Elle danse la quebradita, une danse mexicaine où le corps se penche et se plie au rythme de la musique, mais elle sait aussi danser sur n’importe quel morceau : « Ella baila de todo, nunca pierde su trote » [Elle danse de tout, sans jamais perdre son rythme]. C’est une chanson pleine de répétitions, de cris et de mouvement, comme une invitation à faire la fête avec cette danseuse infatigable.