Дебуаяр est la transcription ukrainienne de "Boyard", faisant référence au célèbre "Fort Boyard". C'est un mot très spécifique et reconnaissable pour un public francophone.
Dans la chanson, l'artiste compare la personne aimée à "Fort Boyard", suggérant qu'elle est un défi, un trésor à conquérir, ou un lieu imprenable et précieux. Cette référence culturelle rend le mot particulièrement intrigant et mémorable.
Dans « Форт Буаяр (Fort Buaiar) », Skofka parle d’un crush tellement fort qu’il se sent à nouveau comme un ado amoureux. Quand il répète: « Сеньйоріта моя, я закохавсь як школяр » [ma señorita, je suis tombé amoureux comme un écolier], on sent le côté un peu naïf, spontané, presque enfantin de ce qu’il ressent. Il compare la fille à un fort: « Ти мій форт Дебуаяр » [tu es mon fort Debuaiar]. L’idée est simple et marrante: elle est comme une forteresse qu’il vise et qu’il veut “conquérir” amoureusement, « Ціле моя я тільки в тебе стріляв » [toute ma cible, je n’ai tiré que sur toi].
Le reste de la chanson, c’est un fantasme de vie à deux, très léger et très tendre. Il imagine qu’ils trouvent des ailes: « А нам би крила знайти… і ми полетим » [si seulement on pouvait trouver des ailes… et on s’envolera], loin du bruit, « туди де море води, а за вікном не гудить » [là où il y a une mer d’eau et où ça ne gronde pas derrière la fenêtre]. Il adore se perdre en elle: « ти поворот не туди я люблю в тобі блудить » [tu es le mauvais tournant, j’aime me perdre en toi], image très directe et un peu drôle. Il la respire « як дим » [comme de la fumée], ils deviennent une équipe: « Єдине ціле, ми гравці командні » [un seul tout, nous sommes des joueurs d’une même équipe], deux « кити » [baleines] dans un océan qui comptent les vagues ensemble. Il admet aussi ses défauts, « Пробач мене чуть шо не так… я знаю шо дурак » [pardonne-moi si quelque chose ne va pas… je sais que je suis idiot], mais toujours avec cette énergie joueuse. La chanson tourne donc autour de cette idée: un amour fort et un peu fou, très collé à des images simples de vol, de mer, de jeu, où ils sont deux contre le monde.