VÄrar est le pluriel de vÄr, qui signifie "printemps". Bien que "printemps" soit un mot courant, son utilisation ici est trÚs poétique et moins littérale.
Dans la chanson, Pewdiepie chante "Och du var bara fjorton vÄrar", ce qui se traduit littéralement par "Et tu n'avais que quatorze printemps". C'est une façon charmante et un peu désuÚte de dire "quatorze ans", évoquant la jeunesse et la fraßcheur. Cette expression rend le mot "vÄrar" particuliÚrement intéressant et mémorable dans ce contexte.
« Hej Monika » est une chanson trĂšs rĂ©pĂ©titive et volontairement un peu absurde, construite autour dâune salutation qui reste en tĂȘte : « Hej, hej Monika, hej pĂ„ dig Monika » [Salut, salut Monika, salut Ă toi Monika]. Le mot suĂ©dois hej signifie « salut », tandis que pĂ„ dig veut dire « Ă toi ». DerriĂšre ce refrain joyeux, les couplets mĂ©langent des images plus Ă©tranges : « Kalla blickar, kalla kĂ„rar » [Des regards froids, des frissons], puis « Och du var bara fjorton vĂ„rar » [Et tu nâavais que quatorze printemps]. Fjorton vĂ„rar est une façon poĂ©tique de dire « quatorze ans ». Le narrateur demande ensuite : « Ta min hand, och visa mig vĂ€gen » [Prends ma main et montre-moi le chemin], avant dâaffirmer « Jag Ă€r din, i alla lĂ€gen » [Je suis Ă toi, dans toutes les situations]. Câest direct, théùtral, et mĂȘme un peu excessif.
La chanson compare ensuite cette histoire Ă la tour de Pise : « KĂ€nns som vĂ„r kĂ€rlek kom pĂ„ sne frĂ„n början » [On dirait que notre amour Ă©tait de travers dĂšs le dĂ©but]. Lâexpression kom pĂ„ sne signifie quâune chose a commencĂ© de façon bancale ou Ă©trange. « Precis som lutande tornet i Pisa » [Exactement comme la tour penchĂ©e de Pise] rend la comparaison trĂšs concrĂšte : malgrĂ© son inclinaison, « tornet stĂ„r dĂ€r Ă€n idag » [la tour est encore lĂ aujourdâhui], tout comme les deux personnages qui dĂ©clarent : « Och hĂ€r stĂ„r du och hĂ€r stĂ„r jag » [Et te voilĂ , et me voilĂ ]. Avec PewDiePie, artiste suĂ©dois, et Party In Backyard, le morceau joue donc surtout sur un refrain obsĂ©dant, une histoire dâamour « de travers » et des paroles volontairement dĂ©calĂ©es.