Quebradita désigne une danse mexicaine dynamique, souvent dansée en couple, dont le nom vient de quebrar (« casser » ou « plier »), en référence à ses mouvements rapides et marqués. Dans la chanson, « la quebradita » représente une danse festive et populaire que La Chona maîtrise avec énergie.
Dans « La Chona », les Tucanes de Tijuana racontent avec humour l’histoire d’une femme connue de tout le monde sous le surnom de Chona. Son mari ne sait plus quoi faire : chaque jour, elle va au bal et s’achète une bouteille. Dès que l’orchestre commence à jouer, elle cherche immédiatement un partenaire de danse. La phrase « Y la Chona luego luego busca bailador » [Et Chona cherche tout de suite un danseur] insiste sur son énergie et son impatience de rejoindre la piste. Le début « Y arriba yo, mi Apa’ y la Chona » [Et vive moi, mon père et Chona] est une exclamation de fête ; « Apa’ » est une manière familière de dire « papa ».
Chona devient vite la vedette du bal. Les gens l’encouragent avec « Bravo, bravo, Chona, nadie te puede igualar » [Bravo, bravo, Chona, personne ne peut t’égaler]. Elle danse la quebradita, une danse mexicaine où le corps se penche et se plie au rythme de la musique, mais elle sait aussi danser sur n’importe quel morceau : « Ella baila de todo, nunca pierde su trote » [Elle danse de tout, sans jamais perdre son rythme]. C’est une chanson pleine de répétitions, de cris et de mouvement, comme une invitation à faire la fête avec cette danseuse infatigable.
Los Tucanes de Tijuana est un groupe mexicain fondé à Tijuana en 1987 par Mario Quintero Lara. Le groupe s’est fait connaître dans la musique norteña et les corridos, avec une formation où l’accordéon et le bajo sexto occupent une place centrale.
Parmi leurs titres les plus connus figurent « La Chona », « El Tucanazo » et « Me Gusta Vivir de Noche ». Leur répertoire comprend aussi des narcocorridos, des chansons narratives consacrées au monde du trafic de drogue.