Potworem signifie "monstre" en polonais. C'est un mot frappant qui évoque des images fortes et inattendues dans le contexte d'une chanson pop.
Dans les paroles, l'artiste chante "Staję się potworem, bo wtedy czuję, że / Choć jestem, tak naprawdę, nie ma mnie" (Je deviens un monstre, car alors je sens que / Bien que j'existe, en réalité, je ne suis pas là). Ce mot est utilisé métaphoriquement pour décrire une transformation intérieure, une perte de soi face à la pression et au succès, ce qui le rend particulièrement intrigant et mémorable.
Dans "Trofea", Dawid Podsiadło nous emmène dans la tête d'une star qui se sent un peu dépassée par son succès. Il nous dit qu'il est seul dans sa chambre avec le stress comme seul ami, "Moim kumplem nieustanny stres" [Mon ami est le stress constant]. Il a l'impression que le succès le transforme en monstre, mais c'est ce qui lui permet de rester anonyme, de faire des choses simples comme monter sur un vieux vélo ("na stary rower wsiąść") ou vivre dans un immeuble sans se laver les mains ("Nie myć rąk"). C'est une façon amusante et un peu rebelle de gérer la célébrité!
Il exprime aussi un certain épuisement, disant qu'il perd sa voix ("Powoli tracę głos") et qu'il veut juste s'échapper ("Wyjadę w końcu stąd"). Le fait que tout le monde le connaisse par son nom en Pologne, "A moje nazwisko to czytany głośno szyld" [Et mon nom de famille est une enseigne lue à voix haute], le pousse à chercher l'anonymat à l'étranger. C'est une chanson qui parle du désir de simplicité et de normalité quand on est sous les feux de la rampe, avec une touche d'humour et de mélancolie.